Samedi 21 novembre 2009

CLUNY Abbaye de

LP 435 Page 22 = Plan de CLUNY 

LP 303 pp. 20-22 = Photos

 

910 : Le duc d’Aquitaine, GUILLAUME Ier cède au Saint Siège la terre de CLUNY (diocèse de MACON), et l’abbé de BAUME LES MESSIEURS, BERNON ( v. 860-927) est chargé d’y fonder un monastère.

L’ Abbaye de CLUNY sera un empire monastique avec 900 établissements en 1100, et son abbé sera, certes un homme de foi mais aussi, et surtout, un véritable suzerain, avec une tutelle directe sur l’ensemble des prieurs et abbés, en dépendant. Ces derniers lui rendent l’hommage de vassalité…D’ailleurs, même si contraire à l’esprit même de la Règle de Saint Benoît, ces abbés et prieurs sont , pour la plupart, nommés par l’abbé de Cluny.

Dès 912, l’abbaye de CLUNY bénéficiera de l’exemption, protection directe du Saint Siège, sans dépendance donc vis-à-vis des Evèques, qui cherchent alors à marquer et accroître leur pouvoir.

L’abbé Hugues de SEMUR ( 1049 –1109) fut celui, qui porta CLUNY à son apogée, en intégrant beaucoup d’établissements à lui, mais aussi en multipliant les créations. A sa mort, en 1109, CLUNY compte désormais 1184 maisons, dont 883 en France.

Dès 910, une grande partie du temps des moines fut consacrer au travail de l’esprit, que ce soit les prières, les copies d’ouvrages,….Tout en leur épargnant le travail manuel, jugé peu valorisant et réservé aux convers, CLUNY respectait néanmoins le laborare de la Règle de Saint Benoît.

Moines vêtus de noir.

Pour les religieux clunisiens, rien n’était trop beau pour célébrer Dieu. (CLUNY III, dont les travaux s’étaleront sur presque 1 siècle – ils débutent en 1088-, sera la plus grande église de la chrétienté avec 187 mètres de long, double transept, des voûtes culminant à 30 mètres,….). On construisit de tels chefs d’œuvre partout en Occident, même si il n’existe pas d’architecture , ou de style, clunisien à proprement parler ( Chaque édifice répondant aux exigences de son époque, de sa région mais aussi de ses revenus)

La prospérité de CLUNY est à l’origine des dérives (Oisiveté des Moines, éloignement de la Règle de Saint Benoît,…) et des excès (Principalement dus à la richesse de l’ordre,….), conduisant les reproches et condamnations à se multiplier .

Par LE PATRIMOINE - Publié dans : LE MONACHISME - Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Jeudi 5 novembre 2009

Article 1 : Constitution et dénomination.

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 Août 1901, ayant pour titre :

ABBAYES ET MONASTERES DE LA France ET DE SES REGIONS

 

Article 2 : Buts

Cette association a pour but de connaître, référencer, protéger, mettre en valeur, faire connaître les fondations du monachisme en France au cours des siècles.

 

Article 3 : Siège social.

 

Le siège social est fixé chez M VARIN Eric. 71 Avenue du Pré aux Moutons. 69480 ANSE

Il pourra être transféré par simple décision du Conseil d’Administration.

 

Article 4 : Durée de l’Association.

 

La durée de l’Association est illimitée.

 

Article 5 : Moyens d’action

 

Les moyens d’action de l’Association sont notamment :

-          Les publications, les cours, les conférences, les réunions de travail.

-          L’organisation de manifestations et toute initiative pouvant aider à la réalisation de l’objet de l’association.

-          La vente permanente ou occasionnelle de tous produits ou services entrant dans le cadre de son objet ou susceptible de contribuer à sa réalisation.

 

Article 6 : Ressources de l’Association

Les ressources de l’association se composent du montant des droits d’entrée et de cotisations, des

prestations fournies par l’Association, de dons manuels et de toute autre ressource qui ne sont pas contraire aux règles en vigueur.

Article 7 : Composition de l’association .

L’association se compose de :

-          Membres actifs . Sont membres actifs ceux, qui sont à jour de leur cotisation annuelle. Ils ont droit de vote à l’Assemblée Générale.

-          Membres d’Honneur. Sont membres d’honneur, ceux, qui ont rendu des services signalés à l’association. Ils sont dispensés de cotisations mais n’ont pas le droit de vote à l’Assemblée générale. Les Membres d’Honneur dont désignés par l’Assemblée générale.

Article 8 : Admission et adhésion .

Pour faire partie de l’association, il faut adhérer aux présents statuts et s’acquitter de la cotisation dont le montant est fixé par l’Assemblée Générale.

Le Conseil d’Administration pourra refuser des adhésions , avec avis motivé aux intéressés.

Article 9 : Perte de la qualité de membre.

La qualité de membre se perd par :

-          la démission

-          le décès

-          la radiation prononcée par le Conseil d’Administration pour non paiement de la cotisation ou pour motif grave.

Article 10 : Assemblée générale ordinaire.

L’assemblée générale ordinaire se réunit au moins une fois par an et comprend tous les membres de l’association à jour de leur cotisation.

Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués à la demande du président ou du Conseil d’Administration, ou du tiers des membres de l’association. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.

L’assemblée générale, après avoir délibéré, se prononce sur le rapport moral ou d’activité et sur les comptes de l’exercice financier. Elle délibère sur les orientations à venir.

Elle pourvoit à la nomination ou au renouvellement des membres du conseil d’Administration.

Les décisions de l’Assemblée générale sont prises à la majorité des membres présents.

Article 11 : Le Conseil d’Administration .

L’association est dirigé par un Conseil d’Administration composé de 2 membres au maximum, élus pour 9 années par l’Assemblée générale.

Les membres sont rééligibles. Le Conseil d’Administration étant renouvelé chaque année par moitié, la première année, les membres sortants sont désignés par le sort

En cas de vacance de poste, le conseil d’administration pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif à la plus prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque ou devait normalement expirer le mandat des membres remplacés.

Les mineurs de plus de 16 ans sont éligibles au Conseil d’Administration mais non au bureau

Le Conseil d’Administration se réunit au moins 4 fois par an et toutes les fois qu’il est convoqué par le président ou au moins un quart de ses membres

Les décisions sont prises à la majorité des voix des présents. En cas de partage, la voix du président est prépondérante. Le vote par procuration n’est pas autorisé.

La présence d’au moins la moitié des membres est nécessaire  pour que le conseil d’administration puisse délibérer valablement.

Le conseil d’Administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé               d’un président

                               D’un secrétaire

Article 12 : Rémunération

Les frais et débours occasionnés pour l’accomplissement du mandat d’administrateur sont remboursés au vu des pièces justificatives. Le rapport financier présenté à l’Assemblée générale ordinaire doit faire mentions des frais de mission, déplacement ou de représentation payés à des membres du conseil d administration.

Article 13 : Assemblée Générale Extraordinaire.

Si besoin est, ou sur demande du quart des membres, le Président convoque une assemblée . L’ordre du jour est la modification des statuts ou la dissolution . Les délibérations sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents.

Article 14 : Dissolution

En cas de dissolution prononcée par l’Assemblée générale Extraordinaire , convoquée selon les modalités prévues à l’article 13, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle – ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu à une association ayant des buts similaires , conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Article 15 : Règlement Intérieur.

Un règlement intérieur peut être établi par le Conseil d’Administration qui le fait alors approuver par l’Assemblée générale.

Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

 

Les présents statuts ont été approuvés par l’Assemblée Générale du 31 janvier 2009 et ont été imprimés en 4 exemplaires

 

Mr VARIN Eric

Mme VARIN Nathalie

 

 

Par LE PATRIMOINE - Publié dans : L'ASSOCIATION - Communauté : association culturelle
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Dimanche 1 novembre 2009

 

La Maison – Forte d’Epeisses à COGNY

 

 




Galerie intérieure de la Maison Forte




Sise à flanc de coteau, proche du village de COGNY, la terre d ‘EPEISSES
1 est le berceau d’un lignage seigneurial éponyme. Dépendant de la châtellenie beaujolaise de MONTMELAS,  la seigneurie passe, au XIIIème siècle, aux mains de la famille de CHAMEYRE2, avant d’appartenir à une famille de notables beaujolais, les NAMY3, au XVème siècle . Le lignage NAMY tombe en désuétude dans la seconde moitié du XVIIème siècle.

Jeanne de la Forêt, veuve d’un échevin de VILLEFRANCHE, François TOURNIER4, achète la maison – forte et ses dépendances en 1693 ( Depuis 1651, son défunt époux possédait le domaine voisin de la Lucardière), après s’être remariée , en 1688, avec Pierre de PHELINES5 .

A la fin du XVII ème siècle , le centre domanial se trouve à la Lucardière, reléguant la maison forte d’EPEISSES au rang de simple dépendance agricole, où furent logés les vignerons. Par héritage, le domaine échoit à Nicolas DESCHAMPS6. Il est racheté, en 1758, par un conseiller à la Cour des Monnaies de LYON , François MOREL7

Le 11 août 1793, le conseil municipal de COGNY brûle les archives de la maison – forte d’EPEISSES.

 

La Maison-forte :

 

La partie, la plus ancienne, est un grand logis – tour, d’un type très répandu dans la région entre le XIII et le XV ème  siècle, et demeure le  noyau du bâti actuel. Ce bâtiment a subi de nombreux remaniements, dont le rajout d’une tourelle, probablement au milieu du XVIème siècle. A la fin du Moyen Age, la superficie habitable a été considérablement augmentée , puisqu’est venu s’ajouter au nord du logis – tour un nouveau bâtiment, ainsi qu’une tour ronde pour compléter la façade.

Monument inscrit à l’inventaire supplémentaire

 

Coordonnées :

 

Manoir d’EPEISSES

69640 COGNY

 

manoir.d.epeisses@gmail.com

 

Sources :

 

Propriétaire de la maison – forte , Louis Joseph – Irénée MOREL DE VOLEINE ( 1856-1936) a écrit une histoire du fief en 1903, publiée dans le Bulletin de la Société des Sciences et des Arts du Beaujolais.

 

 

 



1 Première mention en 1286. Semble provenir de pessetum ou pissetum, qui désigne les conifères.

2 Les Chameyré portent : « d’azur à la fasce d’or accompagnée d’une étoile d’argent et d’une rose d’or ».

3 Les armes des NAMY : «  d’azur à la bande d’or accostée d’une étoile d’argent et d’une rose d’or ». On retrouve ce blason sur une porte de l’étage noble de la tour-logis donnant sur la galerie.

Originaire de THIZY, les NAMY étaient seigneurs de la Forêt (THIZY) et furent anoblis , au XVème siècle, par  les charges de judicature de la ville de Lyon. Ainsi, Bonne NAMY , fille de Jean, fut mariée à Pierre FAYE, seigneur d’Espeisses.

 

4 Les TOURNIER portent « d’azur à la fasce d’argent chargée de trois merlettes de sable »

5 Les armes de PHELINES : « d’azur à cinq flèches d’argent, posées quatre en sautoir et une en pal liées de gueules ». Ses arms sont encore visibles sur une cheminée.

 

6 ils portent « d’azur à 3 bourdons rangés en pal d’or chargés chacun d’une coquille de gueules »

7 « d ‘azur à 3 fleurs de morelles tigées mouvant d’un croissant et accompagnées de deux étoiles, le tout d’argent »

 

Par LE PATRIMOINE - Publié dans : NOTRE PATRIMOINE HISTORIQUE - Communauté : association culturelle
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Dimanche 18 octobre 2009

S’intéresser à l’Histoire de France et de ses régions, c’est se préoccuper de ce qui a façonné, au cours des siècles, notre identité, notre spécificité….Que ce soit au niveau local ou plus généralement national, cette passion pour les vestiges du passé concrétise l’attention portée à l’héritage de nos aïeux. Car le patrimoine historique, englobant les vieilles pierres comme les légendes locales, les illustres monuments historiques comme l’histoire de telle ou telle commune, les célèbres demeures d’illustres ancêtres comme les croyances locales,…, reste un héritage de nos aïeux, dont nous ne sommes que les dépositaires. Notre charge consiste à l’entretenir et à le transmettre aux générations futures.

Devoir de mémoire, droit d’accès à la culture,….quel que soit le nom donné à cette mission d’intérêt général, elle guide nos actions et notre but. Ne pouvant pas raisonnablement nous attacher à l’exhaustivité de ce patrimoine, nous nous sommes décidés à nous consacrer à un thème essentiel de cette histoire : le monachisme , son histoire, ses monuments, dans notre pays.

Non seulement, nous nous attelons à référencer, étudier, mais aussi à participer efficacement à la protection et à la transmission,  des fondations religieuses en France, mais nous nous efforçons aussi de comprendre le développement de ce clergé régulier, en étudiant son origine et ses causes, mais aussi l’histoire de la société française. Car, le monachisme ne peut être étudié, sans avoir une vue générale de notre société. Il s’est construit dans la société et non pas en dehors.

Tel est – décrit succinctement -  le but de l’association Abbayes et Monastères de la France et de ses Régions ; but, dont l’objectif reste de réaliser une encyclopédie du Monachisme en France.

 

Pour mener à bien ce projet d’intérêt général, nous avons besoin de l’adhésion du plus grand nombre. Non seulement, nous sommes tous investis d’une mission de connaissance et de protection – serait-il acceptable que nous léguions moins aux générations futures que ce que nous avons hérité de nos ancêtres ? - , mais en outre, certains d’entre-nous veulent participer activement à cette mission, en affichant ainsi (clairement) leur intérêt à cette protection.

Aussi désintéressée soit-elle, cette tâche nécessite néanmoins un certain nombre de besoins, qui ne pourront n’être couverts que par une ressource financière -  la période du troc, qui a vu se développer le monachisme, est irrémédiablement révolu -. C’est pourquoi, nous attendons l’adhésion du plus grand nombre à notre association, pour qu’ensemble nous puissions faire évoluer les mentalités, pour qu’ensemble, nous puissions nous enorgueillir du succès de notre action (la protection et la transmission)…Devenir membre de l’association, c’est marquer son attachement à ce patrimoine et contribuer ainsi à une meilleure connaissance de notre histoire, mais c’est aussi, pour les correspondants locaux, participer activement à ce défrichement des connaissances et à l’élaboration de cette encyclopédie.

Pour devenir membre ou correspondant local de l’association Abbayes et Monastères de la France et de ses Régions, nous vous invitons à nous retourner le questionnaire ci-joint, accompagné du règlement de votre cotisation annuelle (35 euros. Pour les membres donateurs, supérieur à 50 euros) à

ASSOCIATION ABBAYES ET MONASTERES DE LA France ET DE SES REGIONS

M VARIN Eric

71 Avenue du Pré aux Moutons

69480 ANSE

06.66.81.98.01

abbayesetmonasteres@gmail.com

Vous pouvez également être tenu informé de nos travaux et de nos actions, en nous le demandant .nous nous engageons à répondre, le plus rapidement possible, à chacune de vos demandes.

 

Par LE PATRIMOINE - Publié dans : L'ASSOCIATION
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Dimanche 18 octobre 2009

La spiritualité au sein du monastère………

 

Même si la Règle bénédictine n’organise pas entièrement le travail intellectuel des moines, elle précise néanmoins, que ce dernier doit prendre de multiples formes, et occuper une bonne partie de la vie du monastère.

On pense alors à la lectio divina , cette étude attentive et méditative de  la bible, qui amène le moine à se rapprocher de sont but : le Salut Collectif par une Sainteté individuelle. Mais, en la matière, le moine va également jouer un grand rôle dans la société civile.

 

….. au service des autres…

 

 

Effectivement, même si la règle prescrit aux moines de s’isoler du monde, de rester dans la clôture protectrice, les religieux vont néanmoins diffuser la bonne parole dans les territoires de leurs abbayes. Sillonnant à travers le pays, ils participeront efficacement à la christianisation de la population, mais aussi à celles des anciennes légendes ou croyances païennes, en les adaptant à la religion du Christ.  Cette christianisation concourra à l’unification de notre pays.

Comme nous l’avons vu plus haut, les moines étaient, par rapport au reste de la population, les seuls lettrés, les litterati , opposés à la grande masse des illiterati. La nécessité d’une alphabétisation des populations reste étrangère à tout le Haut Moyen Age, comme il en avait été durant l’Antiquité. En 789, CHARLEMAGNE  oblige tous les abbés et évêques à ouvrir à côté de leur église ou monastère, une école, enseignant la lecture, l'écriture, le comput liturgique, le chant,….dans le but d’unifier le royaume franc et la chrétienté à travers l’unité de la culture et des rites. Force est de constater, que ces écoles abbatiales ne concernaient qu’une certaine élite, ou ceux, destinés au cloître. La base de toute approche de la connaissance était constituée par deux groupes d’art libéraux :

                                      ¨ TRIVIUM : Les moyens de la pensée, de la compréhension et de l’expression (grammaire, rhétorique et dialectique).

 

                                      ¨ QUADRIVIUM : Les moyens de la connaissance du monde (Arithmétique, géométrie, astronomie et musique)

 

Ce n’est, que progressivement, à partir du XIIème siècle, que ce besoin va trouver un écho favorable dans la société, et notamment dans les abbayes. Les moines vont, par leur sens du devoir d’assistance, contribuer (très progressivement) à l’éducation, mais aussi à l’alphabétisation de la population. Cette mission « d’enseignement » trouvera, dès le XVIII ème siècle, un nouvel essor avec la multiplication des écoles, universités, et centres de réinsertion, tous gérés par des ordres religieux.

 

…pour l’intérêt général…

 

 

Guidé par la lectio divina, et aussi par leur volonté de participer au Salut Universel, les moines savent qu’ils doivent, pour ce faire, connaître et comprendre la parole divine, mais aussi (plus tardivement) les écrits des auteurs grecs. Pour y parvenir, les abbayes vont se doter de vastes ateliers, où des moines spécialisés s’efforceront de copier ces textes, ou de composer des recueils, ou encore de réaliser des ouvrages d’art, notamment grâce à l’Enluminure. Ces ateliers, le Scriptorium, pourront, dans certaines abbayes devenir le centre spirituel du monastère.

Par cette action, le monachisme occidental va donc permettre à certains textes de traverser les siècles, contribuant ainsi à la sauvegarde du Savoir, mais aussi à la « redécouverte » de certains textes, dont la pensée platonicienne et la connaissance aristotélicienne…

Cette conservation (mais aussi sauvegarde) du Savoir amena les abbayes à se constituer de précieux trésors : les bibliothèques. Non seulement, les monastères accumulaient (parfois de façon déraisonnée) une quantité de livres, mais ils se voyaient aussi confier, par de grands et puissants seigneurs, la réalisation d’ouvrages personnalisés, contribuant ainsi à l’enrichissement de leurs abbayes.

 

Par LE PATRIMOINE - Publié dans : LE MONACHISME
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LE PATRIMOINE DE LA FRANCE

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